Quatre quartiers, trois nations, une ville qui a tout connu. Le drapeau de Detroit divise son histoire en cases : lions britanniques, fleurs de lys françaises, aigles américains. Un blason municipal au centre, comme une signature qui unit ces fragments.
Chaque quartier raconte une souveraineté : la France coloniale qui fonde la ville en 1701, l'Angleterre qui la conquiert en 1760, les États-Unis qui la reprennent en 1796. Detroit a changé de drapeau avant de trouver le sien. Ce blason composite, adopté en 1948, assume cette identité en patchwork.
Detroit tombe, brûle, se vide. Puis renaît lentement, quartier par quartier, artiste par artiste.
Le drapeau continue de flotter, témoin silencieux d'une ville qui refuse de disparaître.
