Baton Rouge vit au bord du Mississippi, dans une lumière lourde, presque liquide. Les barges remontent le fleuve, les refineries dessinent des silhouettes industrielles la nuit, et les rues s'animent au rythme du jazz, de la cuisine créole et des étés interminables. C’est une ville où l’histoire a laissé des couches visibles, comme de la peinture qui ne sèche jamais complètement.
Le drapeau de Baton Rouge reflète cette complexité : couronne royale, fleurs de lys, armoiries, références à la France, au Royaume-Uni, à l’Espagne et aux États-Unis. Peu de villes américaines ont connu autant de changements de souveraineté, de langues et de cultures. Le drapeau porte ces traces comme un patchwork d’identités.
On y trouve des quartiers anciens, des rues plus rudes, des bâtiments officiels, des bars où la musique déborde sur les trottoirs, des marchés grouillants et la présence omniprésente du fleuve.
Flottant au-dessus d’un Capitole élégant qui domine l’horizon, le drapeau symbolise cette ville multiple — coloniale, américaine, louisianaise — qui a appris à faire cohabiter l'histoire, la chaleur et l’énergie d’un peuple qui vit avec intensité.
