Frankfort ne ressemble pas à l’image que l’on se fait d’une capitale : pas de gratte-ciel, pas d’autoroutes empilées, mais une petite ville lovée au bord de la rivière Kentucky, entourée de collines. Les bâtiments publics, le Capitole, les écoles, tout semble à échelle humaine.
On y reconnaît le décor qu’on voit en vrai en levant les yeux : façades de pierre, coupoles, eau qui coule doucement. La politique y paraît moins abstraite que dans les grandes capitales d’État.
Ce drapeau flotte lors des cérémonies officielles, mais aussi au quotidien, sur des mâts modestes devant des bâtiments qui n’ont rien de monumental. Il raconte une capitale qui ressemble davantage à une petite ville de province qu’à un centre de pouvoir lointain – et c’est exactement ce qui fait sa singularité.
