Los Angeles agite un drapeau en dents de scie – vert, jaune, rouge – comme la pellicule d'un film qu'on aurait remonté à la main. Une ville qui vit entre l'ombre des studios et la lumière du désert.
Le design créé en 1931 est audacieux : trois bandes en zigzag évoquent les montagnes qui entourent la ville, mais aussi l'énergie électrique qui l'alimente, le mouvement perpétuel de ses autoroutes. Au centre, le sceau municipal : un aigle mexicain, quatre étoiles, des oranges, un ours grizzly, l'océan.
Le vert représente les oliviers, le jaune l'or et le soleil, le rouge... peut-être le sang, peut-être les couchers de soleil légendaires de la côte Pacifique.
C'est un drapeau excentrique, presque psychédélique, qui reflète parfaitement une ville faite de contradictions : plages et déserts, richesse et pauvreté, rêves et désillusions. Los Angeles ne fait rien à moitié, pas même son drapeau.
